Les recherches les plus récentes

En 1991, le plus grand navire de recherche scientifique marine dans le monde, l'Akademik Mstislav Keldysh a effectué une expédition sur le site de l'épave du Titanic. Ce projet était en conjonction avec IMAX Corporation, The Stephen Low Company et l'Institut de P.P. Shirshov d'océanologie. Grace aux deux submersibles robotiques extraordinaires, MIR I et MIR II capables de descendre à des profondeurs de plus de 3500m sur le navire russe qu'est L'Akademik Mstislav Keldysh les chercheurs ont été capables de filmer et recueillir des échantillons du fameux navire naufragé depuis cent ans.

Les chercheurs ont trouvé l'environnement de l'épave du Titanic très actif biologiquement. Des échantillons de rusticles (des formations de rouille ressemblant à des glaçons ou stalactites) couvrant l'épave. Ont été recueillis. Des tests ont révélé la présence de composés de fer, des microbes symbiotiques des bactéries et des champignons qui rongent le métal du Titanic. Ces microbes utilisent le métal du navre comme nourriture produisant des composés minéraux qui en retour forment des glaçons ou stalactites (rusticles) qui couvrent le navire. Les rusticles sont des formations très délicates qui se désintègrent facilement lorsqu'elles sont frappées.

Les professeurs Henrietta Mann et Bhavleen Kaur de l'Université Dalhousie ainsi que des chercheurs de l'Université de Séville en Espagne en utilisant de la technologie de l'ADN ont identifié une nouvelle espèce bactérienne sur les échantillons de rusticles recueillis, la bactérie Halomonas titanicae. Cette espèce bactérienne est particulièrement intéressante en ce qui concerne le cycle de la rouille de structures métalliques submergées qui larguent le fer à nouveau dans l'environnement; une forme de recyclage naturel du fer.


Dr. Henrietta Mann

Professeure associée semi-retraite à la faculté de génie civil à l'Université Dalhousie, Henrietta Mann est la co-découvreure(avec son collègue Bhavleen Kaur) de la nouvelle espèce bactérienne, Halomonas titanicae retrouvée sur les rusticles du Titanic. Cette découverte a été choisie comme une des dix plus importantes découvertes d'espèces pour l'année 2010.

En plus d'avoir participé à de nombreuses conférences géologiques la professeure Mann s'intéresse à la recherche de la corrosion des métaux, la biominéralisation, les gazoducs et oléoducs, les environnements extrêmes, le Parc national de Yellowstone, la contamination des eaux souterraines et la prolongation de la durée de vie des thés de compost.

Henrietta Mann est membre de l'Association géologique du Canada et a été la présidente de la section environnementale pour quatre ans. Ancien membre de Micro Earth Environmental Consulting Company et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada pour le quel son travail consistait de réviser les demandes .Elle détient un doctorat ès sciences de University of Western Ontario (1984).

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Attention internationale

Scientifique de l'UNESCO un colloque sur facteurs influant sur patrimoine culturel subaquatique

A ce colloque Dr Mann a présenté sa recherche sur la corrosion induite par les bactéries sous-marines en métal.

The appearance of new bacteria and metal corrosion: new bacterium species discovered on RMS Titanic rusticles

Henrietta Mann, Dalhousie University, Canada

Dans les nouvelles

La découverte de la bactérie Halomonas titanicae a reçu l'attention des médias à travers le monde. Les liens ci-dessous vous permettent de trouver quelques articles au sujet de la bactérie Halomonas titanicae publiés par Henrietta Mann.


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Diaporama

Veuillez utiliser les boutons suivants pour visionner notre collection de photos en couleur et en noir et blanc de la bactérie Halomonas titanicae et autres activités microbiennes.

Les avantages et les inconvénients de la bactérie Halomonas titanicae

Avantage

La bactérie Halomonas titanicae aide dans le recyclage des structures construites en fer. Comme civilisation nous avons fabriqué des outils en fer depuis l'âge des métaux. Nos machineries, navires, oléoducs, gazoducs, parties d'avion, parties d'automobile, etc. sont fabriqués de fer ou de composants en fer.

Si nous tentons d'imaginer la magnitude de produits à base de fer que nous produisons annuellement c'est presque inimaginable. Chaque jour ces produits que nous utilisons se détériorent et puis nous les jetons. Avec la bactérie Halomonas titanicae. nous pourrions hâter le processus de recyclage du fer et réduire de façon très significative les quantités de produits métalliques à base de fer qui prennent beaucoup d'espace dans les dépotoirs et polluent l'environnement marin.

Inconvénient

Toute chose qui est fabriquée en fer ou partiellement en fer dans un environnement marin est susceptible à la corrosion, qui est assistée en partie par la bactérie Halomonas titanicae.

Présentement, les plates-formes pétrolières et leurs amarres, les navires, les machineries, sont des équipements exposés à la corrosion. Ce phénomène a un effet négatif sur l'industrie marine au point de vue économique puisque des coûts très élevés sont engendrés pour remplacer les parties qui deviennent instables à cause de la rouille.

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